Lieux historiques

Les découvertes archéologiques et la toponymie indiquent que le site d’Azé est occupé à la préhistoire puis à l’époque gallo-romaine.

Jusqu’à la Révolution, “La paroisse d’Azé” comprenait le bourg, ainsi que l’église Saint-Saturnin. De plus, la campagne abritait le monastère du Buron et la Chapelle Saint-Aventin. Ainsi, tout le “Faubourg d’Azé”était dèjà présent.  Azé a conservé un patrimoine religieux important avec Notre Dame du Genéteil, la Trinité, les Ursulines, l’hôpital…

Avant la Révolution, la population d’Azé, avec le “Faubourg”, était de 2 000 habitants. Azé devient une commune pendant la Révolution et perd le faubourg en 1809, à partir de ce moment, la population est de 1 000 habitants environ.

Depuis, la commune d’Azé a connu un gros essor, entre le bourg ancien et les lotissements périphériques, les grandes zones industrielles et les bords de la Mayenne, Azé est aujourd’hui une commune urbaine, l’augmentation démographique est constante et avoisine aujourd’hui 3500 habitants.

Azé possédait deux assemblées : la fête patronale, à la Saint Saturnin, depuis longtemps disparue, et l’assemblée du lundi de Pâques, dite Solennité des Emmaüs. Cette dernière était primitivement un pèlerinage, enrichi d’indulgences au 18e siècle. Par allusion à l’Evangile du jour, on y vendait des petits pains ou brioches. Aussi appelait-t-on cette fête l’“Assemblée des Petits Pâtés”. Les traditionnels petits pâtés d’Azé étaient en forme de demi-lune, fourrés aux pommes et aux confitures. La fête des “Petits-Pâtés” n’existe plus et a été remplacée par Azé en Fête.

Azé “La patrimoniale” : commune moderne, Azé a su conserver, au fil du temps et au mieux, différents éléments qui constituent la richesse de son histoire. Découvrir L’histoire des écoles de la commune d’Azé et les Chouans .

Église Saint-Saturnin

Eglise

L’église est constituée de deux nefs curieusement accolées : l’une du 11e côté rivière et l’autre du 17e siècle. A l’origine, un cimetière joignait l’édifice.La visite vous fera découvrir :Une très ancienne peinture murale, “La Fontaine au paons”
Le magnifique retable classé du maître autel daté de 1634, représentant l’Enfant Jésus désignant sa croix. Il est accompagné de la Vierge, de Saint Joseph, de Saint Jacques et de la donatrice, Mademoiselle de la Fraudière.

 

 

Eglise_1Le retable Notre-Dame, également du 17e, attribué au sculpteur Pierre Biardeau. Il est situé dans la chapelle Saint Joseph. Le curé, Charles d’Espinay de l’Isle-Adam fut inhumé là, le 3 avril 1766.

 

 

 

 

 

 

Chapelle Saint-Aventin

Chapelle_Saint-Aventin Chapelle_Saint-Aventin

Fondée en 1505, par Yves Le Mercier, en l’honneur de saint Avertin ou Aventin. Cette chapelle fut entourée d’un petit cimetière jusqu’en 1976. Elle renferme également un retable du 17esiècle (1604).

Monastère du Buron

Le 11 juillet 1594, le Maréchal Urbain de Bois Dauphin pose la première pierre de l’église du Buron qui sera la chapelle du Couvent des franciscaines. Outre l’église et le couvent, ils comprenaient le réfectoire, le cloître et les servitudes. Mais le couvent fut ruiné au cours de la révolution. Ainsi, il ne subsistent aujourd’hui que la chapelle, un petit retable en tuffeau et marbre du 17e et une porte monumentale du 16e siècle ornée de niches.

Tombes anciennes

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Le cimetière d’Azé est riche de tombes anciennes. On y trouve notamment, celle de la famille de Quatrebarbes dont le monument, daté de 1816, provient du cimetière de la chapelle Saint-Aventin. La stèle en tuffeau porte une épitaphe en français au recto et une autre en latin au verso.

 

 

Moulin de la Chesnaye

La construction de ce moulin, cité dans un “aveu de Château-Gontier” dès 1414, témoigne de ses origines médiévales. Le moulin cesse de fonctionner dans les années 1960. La cour intérieure est encadrée par la maison du meunier et de petites servitudes des 15e et 18esiècles.

Moulin de la Grande Bavouze

Moulin du 19e siècle en pierre et tuffeau mais déjà cité par un acte d’achat en 1296 ce qui laisse à penser qu’il existe depuis fort longtemps. Ce moulin est le seul en Mayenne à fonctionner de nos jours, avec celui de Belle-Poule à Changé. De plus, il comporte une machinerie en bois et deux “poqueries”, murets de soutien, très bien conservées.

Château de la Guyonnière

Daté du 18e siècle. Grande maison de maître érigée au milieu d’un cadre de verdure et probablement construite vers 1770.

Château de Rallay

Daté du 18e siècle mais domaine connu depuis le 12e siècle. Château élégant sur trois niveaux dont la façade est divisée en cinq travées. De surcroît, la lucarne à fronton contré de la travée centrale constitue à elle seule un élément décoratif remarquable.

Les calvaires

Autrefois appelés “Pierre chrétienne” ou encore “Pierre christianisée”, ils étaient nombreux, ici ou là, dans la campagne ou même au bourg. Aujourd’hui, ils ont sans doute tous disparus à la Révolution.

Les dix calvaires existants sur la commune datent du 19e (calvaire de la Rivière érigé 1879) et le début du 20e siècle.

Leur existence est due à la croyance profonde de nos aïeux qui se rendaient en procession, à leur pied, vêtus de leurs plus beau habits.

Par leur situation, ils avaient aussi un côté fort pratique, ils étaient, récemment encore, de très bons repères pour le voyageur.

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Calvaire de la Roche

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Calvaire de Chant d’oiseau

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Calvaire de la Roche

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Calvaire de Ciscoignard